Laboratoire Agit’Art 2025

La nature n’a pas horreur du vide, c’est une enflure à l’encontre des actes primitifs, des origines de la créativité, de vouloir mettre en scène ce fardage.

À l’heure où la conscience déboulonne les joyaux de la cité (perdue), l’art retourne légitimement vers sa source, vers le lieu où il est porté, pas comme une devise, mais comme une oeuvre, une trace, une vie, une histoire, une question d’hospitalité comme aux premières heures de la lumière.

S’y réinstaller, pas pour reprendre force, mais forme, à travers la gestation. Les œuvres picturales, la musique et les récits d’une vie à venir sont tellement en abondance qu’on se croirait à l’abri de l’oubli.

C’est la cosse qui envisage de supplanter la finesse des lignes de vie. Ce qu’elle a mis en place veut dire peu, voire ne rien signifier par rapport aux œuvres qui façonnent et impactent notre regard.

La délicatesse des dessins et l’environnement où ils ont été créés nous interrogent sans cesse sur les problématiques que soulève ce regard d’art nouveau qui se réaffirme à grande vitesse sans pour autant nous donner l’opportunité de saisir son discours, sa profondeur et son utilité. Devrait-il en avoir ? Nous répliquerons à ses aspirants.

Et voici notre réponse :

« Il n’y a pas de sens sans raison d’établir un point de départ au cœur de l’inconnu, avant de s’arrêter aux abords des points figuratifs sans, pourtant, y tracer de ligne. Savez-vous le secret des lignes ? »

L’art nous sublime. Le connaître n’est pas pour ce siècle. Laissez-nous dessiner.

Musée Théodore Monod d’Art Africain IFAN 2025

Pour cette nouvelle exposition personnelle intitulée Encore un peu de bleu, Vincent Michéa engage un dialogue vibrant avec les œuvres africaines traditionnelles du Musée Théodore Monod d’Art Africain. Fidèle à son goût pour les croisements de formes, de temporalités et de cultures, il explore ici la mémoire des objets et leur pouvoir d’évocation. Silhouettes, motifs et fragments s’y superposent dans un jeu d’ombres et de couleurs qui réinvente la rencontre entre héritage et modernité.

En découpant, juxtaposant et recomposant les figures issues du patrimoine africain, Michéa ne se contente pas d’en citer les formes : il en ravive la présence symbolique, dans une langue plastique qui lui est propre. Entre hommage et réinvention, ses collages déploient un espace poétique où se conjuguent histoire, regard et imaginaire – un lieu d’interférence féconde entre le musée, la mémoire et l’atelier.

Galerie Cécile Fakhoury 2025

La Galerie Cécile Fakhoury a le plaisir de présenter son premier programme hors-les-murs dans le cadre de la 14ème édition du Partcours. En collaboration avec l’Hôtel Sokhamon – lieu emblématique de Dakar dont l’architecture est le résultat d’une vision artistique – la galerie dévoile Ce que la mer murmure, une exposition personnelle de Rachel Marsil.

S’inspirant de l’histoire et de l’esthétique atypique du Sokhamon, à l’origine construit comme une maternité et un lieu spirituel, Rachel Marsil compose une odyssée visuelle nourrie par l’univers du groupe Drexciya, duo de compositeurs basé à Détroit, aux États-Unis. À la fin des années 1990, ceux-ci imaginèrent un monde sous-marin où auraient survécu les enfants des femmes noires enceintes jetées à la mer durant les traversées transatlantiques de la traite négrière. Sous le pinceau de l’artiste jaillissent alors, entremêlés aux formes organiques de l’hôtel, les habitants d’une Atlantide noire lieu d’une nouvelle narration autour de l’Atlantique et de sa place dans l’histoire de l’esclavage.

Istituto Italiano di Cultura di Dakar 2025

L’Institut Culturel Italien de Dakar présente le projet de Maïmouna Guerresi, sous le commissariat de Caterina Riva. Inspirée de L’École d’Athènes de Raphaël, l’artiste réinvente la fresque en rendant hommage au savoir féminin et à la tradition éducative du monde africain et musulman. La Madrasa d’Athènes devient ainsi une école au féminin, portée par la figure d’Hypatie d’Alexandrie, symbole de liberté intellectuelle.

Sous une arche d’inspiration islamique, un groupe d’étudiantes et d’étudiants célèbre symboliquement un nouveau centre du savoir. Conçu comme un espace de dialogue entre cultures et époques, le projet met à l’honneur les femmes qui ont su préserver et transmettre la lumière de la connaissance. Artiste italosénégalaise, Maïmouna Guerresi explore, à travers la photographie, la sculpture et la vidéo, les liens entre spiritualité et société contemporaine, entre identité, métissage et transcendance.

AFRIKADAA 2025

SUR LES CHEMINS DE LA MÉMOIRE : BALADES À TRAVERS LE PLATEAU ET EXPOSITION AUTOUR DE LA COLLECTION DE LAURENCE MARÉCHAL

La mémoire s’efface comme une vieille photographie, laissant des traces fragiles à restaurer. À travers les yeux de Laurence Maréchal, les lignes architecturales de la villa du 13, rue Wagane Diouf, se mêlent à celles de la mémoire d’un peuple et de plusieurs cultures. Construite en 1902, cette demeure abrite objets, artefacts, mobilier ancien et plantes, témoins silencieux d’une vie traversant les continents. Témoin d’un Dakar qui tombe dans l’oubli, la villa a résisté au temps, mais elle est aujourd’hui menacée de disparition. Les balades architecturales de Carole Diop offrent une ultime occasion de la découvrir. Comme une passeuse de mémoire, Laurence invite à écouter ses histoires, à contempler ses œuvres d’art et d’objets issus de ses voyages. Autour d’un breuvage symbolique issu d’une ancienne sommellerie, se tisse un dialogue entre l’Afrique, l’Ancien et le Nouveau Monde un appel à la paix, à la transmission et au partage.

Exposition dans la maison de Laurence Maréchal, 13 rue Wagane Diouf.
Production et direction artistique : Oumy Diaw. Pour plus d’informations et mises à jour, visitez le site: https://linktr.ee/laurencemarechal

Vernissage : samedi 29 novembre de 10h à 20h.
Exposition : du 28 novembre au 21 décembre 2025.
Horaire : ouvert le samedi et dimanche de 15h à 20h et en semaine sur rendez-vous en appelant le (+221) 77 291 35 77 ou le (+221) 77 558 07 29

Les Balades Architecturales : 4 balades seront proposées sur réservation avec un nombre limité de 15 personnes par balade (contactez le 77 794 43 80). La balade du 29 novembre est gratuite. Début des balades : Fontaine de la place de l’indépendance
• Le 29 novembre de 15h à 18h • Le 30 novembre de 15h à 18h
• Le 20 décembre de 15h à 18h (Balade suivie d’une dégustation de Marquise)
• Le 21 décembre de 15h à 18h (Balade suivie d’une dégustation de Marquise)

SUR LES CHEMINS DE LA NÉGRITUDE, BALADE À TRAVERS FANN AUTOUR DES FIGURES DU SÉNÉGAL POSTINDÉPENDANCE

Début de la balade : Hôpital de Fann

Le Goethe-Institut Senegal va prochainement ouvrir ses portes dans le quartier de Fann. En avant-première, le Goethe-Institut s’associe à l’architecte Carole Diop pour proposer une balade originale de deux heures dans le quartier de Fann, autour de l’architecture et de l’histoire qui caractérisent ce quartier.

• Le dimanche 7 décembre à 10h.

Hoop Galerie 2025

Majesty in Our Skin célèbre la splendeur, la dignité et la force intérieure des Africains et de leurs descendants à travers le monde. Dans cette série, l’artiste nigérian Kelani Fatai exalte la beauté et la puissance de la peau noire, lui rendant toute sa lumière. Né à Mushin, quartier populaire de Lagos, Kelani puise dans l’énergie urbaine et la résilience collective la source de son oeuvre. Ses portraits, réalisés à l’huile, à l’acrylique et au pastel, rayonnent d’une noblesse spirituelle : auréolés d’or, ils évoquent royauté, mémoire et identité. Autodidacte puis formé au Yaba College of Technology, il s’est imposé sur la scène internationale, exposant à Londres, Bruxelles, Paris, New York, Houston… Dans Majesty in Our Skin, chaque visage devient une affirmation de fierté – rappelant que la véritable majesté réside dans l’être, non dans l’apparat.

Agence TRAMES 2025

Photographe autodidacte, Kopeto, de son vrai nom Karlton SEYDI, débute sa pratique artistique par la photographie de rue, avant d’orienter ses recherches vers le portrait et les expérimentations autour de la lumière et de l’ombre. Son travail se distingue par une attention particulière portée à la mémoire, à la transmission et à la représentation des identités. Dans le cadre d’une résidence artistique à TRAMES durant l’été 2025, Kopeto a mené un projet de terrain au sein des localités de Dakar, Gorée et Joal-Fadiouth. Il y a rencontré des personnes âgées, les Anciens, recueillant leurs récits de vie dans une démarche documentaire et sensible visant à constituer une archive vivante de la mémoire collective.

À travers une articulation de vidéos, de photographies et d’installations immersives, l’exposition invite à une réflexion sur la transmission
intergénérationnelle et la valorisation de la parole des aînés dans nos sociétés contemporaines. Des rencontres rythmeront l’exposition, offrant un espace de dialogue, de partage et de circulation des savoirs.

Pullman Dakar Teranga 2025

META II est une série qui explore la complexité de l’être humain à l’ère du numérique et des mutations sociales. Dans « Humanité Augmentée » chaque pièce raconte une histoire unique, une réflexion sur la condition humaine, la technologie et les rêves. À travers un jeu subtil de lumières et de couleurs, l’artiste invite le spectateur à s’immerger dans une dimension où l’émotion et la réflexion dialoguent. Cette série questionne : Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Elle met en lumière la dualité qui façonne notre existence : espoir et désespoir, amour et haine, joie et souffrance. Dans cet entrelacs d’émotions, Mahmoud Baba LY cherche à révéler la beauté de l’éphémère, l’urgence de rêver et de créer malgré le passage du temps.

Son oeuvre, profondément enracinée dans la culture africaine, met en avant la richesse patrimoniale du continent. Les paysages, les symboles et les êtres qu’il peint témoignent d’une renaissance africaine qui embrase le XXIe siècle.

Nafira Kane, Curatrice d’art – Agent artiste
Directrice Galerie Léopold Sédar Senghor

Espace Agora 2025

Pour l’exposition « Chassé Croisé » Sébastien Bouchard fait dialoguer ensemble ou séparément des portraits et représentations de paysages dans une série de peintures récentes sur toiles et divers supports (tissus, métal). Il tente de montrer que le portrait et le paysage ne sont pas des genres séparés, mais des miroirs l’un de l’autre.

Dans le tumulte de la cité, mes missionnaires se dressent fragiles mais debout. Leur unique jambe incarne la mémoire blessée de notre continent mais aussi sa force de résilience. Dans les rues ils deviennent des phares silencieux rappelant que l’art est un acte de résistance et de transmission. L’art dans la cité devient alors un souffle de vie, un appel à protéger, à espérer et à bâtir ensemble ce qui nous unit. – Khalifa General –

Atelier Céramiques Almadies 2025

Deux artistes qui ne se ressemblent en rien. Deux mondes séparés et lointains, dans l’expression artistique, les médiums, l’économie, la logique. C’est peut-être la raison pour laquelle nous avons voulu les présenter ensemble, pour que chacun puisse servir à l’autre de point d’attache, pour qu’ils ne tombent pas plus loin, au point où, peut-être, il n’y a que le désastre.

Yafane, il faut aller le chercher dans un champ qu’il cultive à Warang – où il vit – près de Mbour. Là vous verrez un bois enchanté, une accumulation d’objets trouvés ou inventés qui constituent la plus grande installation d’art existant au Sénégal. Chaos. Beppe, il faut le guetter dans les aéroports, dans les ateliers de tissage au Laos, dans les rues de Milan et finalement, plus facile, à l’atelier Céramiques Almadies qu’il fréquente depuis plus de 30 ans et où il vient de signer une nouvelle collection de céramiques réalisées par l’Atelier. Symétrie. Ils sont là pour trouver – ensemble – un nouvel équilibre.