Village des Arts de Dakar 2014

Pour la deuxième édition du salon, le Village présente un éventail éclectique de pratiques artistiques intéressant pour des visiteurs profanes ou avertis. Cette exposition est une vitrine des meilleures œuvres des artistes. L’intérêt du salon réside dans sa diversité, toutes les techniques s’y retrouvent qu’il s’agisse de la peinture, de la sculpture, de la photographie, de la céramique, ou d’installations; de la récupération d’objets à la fonderie de bronze. Une occasion est offerte à chacun de pouvoir trouver satisfaction et bonheur : l’art pour nous permettre de renforcer le dialogue, qui doit nous unir dans la quête d’un monde de paix, dans la différence et la complémentarité pour célébrer la Francophonie.

Onomo 2014

Dans le cadre du Partcours, Onomo Visual Art offre une carte blanche à OFF the wall, cultures photo, jeune revue indépendante dédiée à la photographie émergente et aux images anciennes. Femme photographe, 5 femmes, 5 Africaines, 5 propositions, 5 visions. Joana Choumali (Côte d’Ivoire), Fatoumata Diabaté (Mali), Delphine Diallo (France – Sénégal), Leila Alaoui (Maroc) et Lebohang Kganye (Afrique du Sud).

Espace Timtimol 2014

Qui sont ces femmes qui ont choisi d’être artistes dans un monde où il est encore difficile de concilier identité féminine et vocation artistique ? Cette exposition rend hommage à ces femmes qui ont réussi à se faire une place dans le domaine de la création artistique et interroge la spécificité de la création au féminin.

Une dizaine de femmes créatrices de talent œuvrant dans diverses disciplines artistiques (art visuel, cinéma, littérature, musique, danse, mode…), ont accepté de se prêter au jeu du photographe, Pascal Nampémanla Traoré, qui les a rencontrées dans l’intimité de leur environnement naturel de création, pour tenter de saisir à travers son objectif quelque chose de leur identité de femme et d’artiste engagée. En plus de cette série de portraits, le public pourra découvrir le travail artistique actuel de  trois d’entre elles, les artistes plasticiennes : Félicité Codjo (peinture), Kiné Aw (peinture) et Haby Diallo (sculpture/design). Des créatrices qui au-delà de leur questionnement identitaire cherchent avant tout à être reconnues en tant qu’artiste. Avec le soutien de l’Ambassade de Suisse au Sénégal.

Aula Cervantes 2014

L’Aula Cervantes accueille le programme proposée par Trias Culture, Cultura Dakar et Ciné-Cyclo lors de cette 3ème édition du Partcours. Trias Culture est une entreprise culturelle basée à Dakar depuis 2008 et orientée vers la gestion de projets artistiques et culturels liés aux technologies numériques. Cultura Dakar est le nom du service culturel de l’Ambassade d’Espagne à Dakar qui vise à favoriser les échanges culturels entre les artistes et le public.

Ciné Cyclo est une association culturelle à but non lucratif basée en France. Elle cherche à promouvoir et faciliter la diffusion de matériel vidéo et sonore dans des endroits isolés ou dépourvus d’équipement à travers le monde.

La Lanterne Magique, le Zootrope, le Kinétoscope, le Cinématographe… autant d’inventions qui ont offert au monde le pouvoir magique de réinventer la vie autrement grâce au cinéma. Plus d’un siècle après, en pleine ère de l’audiovisuel, au Sénégal, une nouvelle pièce s’ajoute à cette fabuleuse aventure humaine : la « Génératrice à pédales », une petite machine qui permet d’actionner sans électricité un vidéoprojecteur au rythme du vélo. Cette Génératrice Made In Sénégal, créée grâce à l’initiative de l’association française « Ciné Cyclo », aspire à amener le cinéma dans des régions isolées du monde. En hommage à l’intelligence collective et son pouvoir de transformation, Trias Culture, Cultura Dakar et Ciné-Cyclo vous invitent à parcourir à vélo quelques chefs d’œuvre du cinéma muet qui ont marqué la naissance du cinéma et nourri l’imaginaire du monde : « Un chien andalou », « L’hôtel électrique » et autres films immortels du début du dernier siècle seront au menu.

Raw Material Company 2014

Depuis son inauguration en avril 2011, Raw Material Company a organisé 14 expositions, 2 symposiums et produit 10 catalogues et brochures traitant des sujets pertinents autour de la pratique artistique en Afrique et son rôle dans une société libre. Les artistes qui ont travaillé avec nous ont eu la générosité de contribuer à une collection permanente qui reflète la nature éclectique et engagée de notre programmation. Pour cette troisième édition du partcours, nous avons le plaisir de présenter ces oeuvres pour la première fois dans leur ensemble.

Kër Thiossane 2014

« Rendez-nous notre cité » est le cri du cœur du Sicapois dont on a confisqué le cadre de vie qu’il s’est offert au prix de lourds sacrifices. De la belle cité de rêve des années 1960 qui faisait la fierté de nombreux sénégalais en quête de modernité et de décence sociale, que reste-t-il aujourd’hui ? Si peu voire rien, sommes-nous tentés de dire… La belle cité a mal, les gens qui y habitent ont profondément mal. Ce délitement du mythe interpelle les riverains du Jet d’eau et au-delà tous les Dakarois. Kër Thiossane a donné carte blanche au photographe Mandemory et son complice journaliste rédacteur Souleymane Ndiaye, sous forme de mission photographique, pour poser un regard original sur le phénomène, afin d’enrichir le travail par une recherche parallèle se réclamant autant de l’inventaire et du documentaire que de la sensibilité. Par cette juxtaposition et cette complémentarité, Mandemory et Souleymane Ndiaye ont tenté de communiquer une image de la cité suffisamment complète et ainsi produire un document essentiel à la mémoire de la Sicap. Un sondage temporel, une exploration en profondeur du phénomène urbain. A l’occasion de Partcours, l’ensemble de leur travail sera restitué autour du Jardin Jet D’eau, avec une exposition photo et la lecture des textes de Jules Souleymane Ndiaye par le collectif Vendredi Slam qui terminera la soirée.

Galerie « Le Manège » 2014

Le tirailleur sénégalais, tout comme le Soldat inconnu, sont des figures mythiques de la Grande Guerre. Chacune a donné lieu à de multiples interprétations en bande dessinée et un ouvrage extraordinaire, enfin, a pris le parti de mixer les deux mythes pour composer un récit impressionnant : « Le soldat inconnu » de Mr Fab et Fred Duval. Inspirée en partie de ce récit, l’exposition « Tirailleurs » propose de présenter différemment tout un pan de l’histoire à travers des vignettes agrandies, des images d’époque et des objets prêtés par le Musée des Forces Armées de Dakar. Cette exposition est proposée par Vincent Bernière, journaliste et éditeur de bandes dessinées aux éditions Delcourt. Il est aussi spécialiste de la bande dessinée dans le monde et commissaire d’exposition. Exposition labellisée par la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, avec le soutien de la Fondation Total. Concert lors du vernissage : Mazalda – Turbo Clap Fanfare. Un orchestre de rue venu de France nourri aux musiques qui, dans le monde, font danser et s’émouvoir. Avec trompette, saxophone, bouzouki, accordéon, soubassophone et batterie. Energie, émotion, danse et curiosité ! Conte théâtre, « La Randonnée de Samba Diouf », de Thierno Diallo et Lisa Raphel.

Galerie Kemboury 2014

Sea Diallo – Sculptures et peintures sous verre

Né en 1958 à Thiès au Sénégal, Séa Diallo s’inscrit dans la deuxième génération de l’école dite de Dakar. Artiste polyvalent, il exploite plusieurs canaux esthétiques. Il a participé à plusieurs expositions nationales et internationales. « Les oiseaux de la paix sont un plaidoyer pour la paix, la douceur, la tendresse, l’harmonie et la convivialité indispensables à toute existence personnelle, commune et communautaire ». Dans ces propos, Séa Diallo donne la substance d’une expression inédite sur des postures d’oiseaux métalliques. Dans leurs étreintes ailées, ils revoient aux hommes une part d’humanité perdue quand les conflits naissent. C’est ce souci permanent de la condition sur terre qui fait le lien avec ses hublots qui sont de véritables plongées sous-marines. Le spectacle d’une terrifiante beauté qu’il livre est un signal d’alarme. La contemplation appelle l’action…

Dieyna Barry – photographies

Née au Sénégal, Dieyna Barry a grandi en Côte d’Ivoire. En 2014 ses photos ont été exposées à Abidjan en mars, à Pointe Noire en mai et en septembre à Brazzaville. Conceptrice visuelle, Dieyna Barry avait toujours entretenu une certaine fibre artistique. Elle écrivait des poèmes et était constamment interpellée par la condition féminine africaine. La valorisation de la Femme africaine est portée par le symbole des Amazones, des guerrières du Royaume du Dahomey, qui ont su asseoir un fort leadership. Cette singulière présence féminine est mise en lumière par Dieyna Barry dans les différents pays de l’Uemoa avec un réel sens de l’évocation voire de l’interpellation.

Galerie Atiss Dakar 2014

Aïssa Dione, Illa Donwahi et Maréme Samb Malong lancent MAD, une plateforme artistique. L’idée : développer un marché sud/sud autour d’une vision partagée, en offrant le maximum d’ouvertures aux artistes, en s’enrichissant de leurs coups de cœur mutuels, en réalisant des publications conjointes. MAD : une galerie d’art contemporain à Douala (MAM), un lieu artistique à Dakar (Atiss, à la fois galerie, espace design mobilier et textile), une Fondation d’art contemporain à Abidjan (Fondation DonwahiI), trois structures qui seront bientôt rejointes par une structure muséale à Lomé au Togo et un complexe culturel et artistique implanté en zone anglophone (Alara Gallery Lagos Nigéria). Collaborations passées : Biennales Dak’art 1998, 1999, 2000 et 2002, Expositions en 2004, 2006, 2014.

Galerie Arte 2014

Né en 1972 à Tikaré, Christophe Sawadogo est un des peintres les plus connus du Burkina Faso. Il expose pour la troisième fois ses oeuvres sur les cimaises de la Galerie Arte. Christophe excelle dans l’art de l’aquarelle; ses compositions sont aériennes et oniriques. Figuratives, elles sont traversées par des personnages flottants et racontent des bribes d’histoires qui donnent matière à interprétation. Abstraites, elles sont sillonnées de signes, d’écritures grattées difficilement déchiffrables qui nous invitent à la méditation plus qu’à la compréhension. Il présente également des peintures d’où émergent des personnages qui ressemblent à des marquises du 18ème siècle ou autres personnages imaginaires de l’histoire qui semblent nous interpeller dans un univers africain. Sawadogo écrit : « Les petits pas du matin » conduisent hommes, femmes et enfants hors de leurs repères à la conquête matinale d’une eau rare tandis que les bousculades autour des sources, puits et fontaines publiques et les interminables files indiennes passent entre murmures et silences, fugitives. A partir du papier qui aura été piétiné et aura reçu des traces des « Petits pas du matin », je construis un monde, une histoire des gens ordinaires dont la vie est pourtant si riche. A inscrire dans un conte moderne, au registre des histoires vécues.