Selebe Yoon

Situé dans le centre-ville de Dakar, Selebe Yoon est une galerie d’art contemporain et une résidence d’artistes et de commissaires d’exposition
fondée en décembre 2020. Construit en 1952, le bâtiment moderne de Selebe Yoon est un exemple emblématique de l’histoire architecturale de Dakar. Selebe Yoon dispose de plusieurs salles d’exposition, d’une bibliothèque, d’ateliers d’artistes et de logements pour ses résidents.

La programmation est rythmée par des expositions thématiques et monographiques d’envergure qui mettent en scène des artistes de la jeune
génération ainsi que des figures majeures de la période post-coloniale. En tant que galerie d’art contemporain engagée sur la scène internationale, Selebe Yoon accompagne ses artistes dans des projets hors les murs et à l’international. À travers notre résidence et un programme public composé de tables rondes, de performances ou de récitals littéraires, notre lieu est conçu comme un espace d’échange et de réflexion pour le grand public.

Selebe Yoon
Croisement rue Parchappe x Rue Salva (Derrière Canal +) BP 1390

Contact : (+221) 78 103 34 85
Facebook : @Selebeyoon
Instagram : @Selebe_Yoon
E-mail : contact@selebe-yoon.com
Website : https://selebe-yoon.com


2025

« IM/MOBILE »
Mbaye Diop, Pap Souleye Fall, Tabita Rezaire, Bibi Seck et Bassirou Wade.

Selebe Yoon présente Im/mobile, une exposition collective avec des œuvres de Mbaye Diop, Pap Souleye Fall, Tabita Rezaire, Bibi Seck et Bassirou Wade. Entre réalité urbaine et imaginaire alternatif, cette exposition explore l’utilisation de la fiction spéculative comme outil de réflexion sur la mobilité : des
dynamiques de déplacement dans les capitales ouest-africaines à la circulation intercontinentale, en passant par le désir de conquête spatiale. Un programme public conçu en collaboration avec Oulimata Gueye sera proposé du 9 au 11 Décembre.

EL HADJI SY : NEW PAINTINGS
El Hadji Sy

Dans son second espace, une exposition personnelle de l’artiste El Hadji Sy, intitulée « El Hadji Sy : New paintings » présente des peintures grands formats des quinze dernières années.

Vernissage : samedi 29 novembre à 15h.
Exposition : du 28 novembre 2025 au 28 février 2026.
Horaire : ouvert du mardi au samedi de 11h à 18h. Fermé le dimanche et lundi.
Conversation #1 : mardi 9 décembre à 18h avec :
Oulimata Gueye, Tabita Rezaire et Pap Souleye Fall
Conversation #2 : jeudi 11 décembre à 18h avec Joël Vacheron, Bibi Seck et
Mbaye Diop
Performance hors-les-murs de Mbaye Diop & Lune Diagne :
le samedi 13 décembre à 18h au Musée Théodore Monod (IFAN)
En collaboration avec OH Gallery.


2024

3 expositions personelles

Arébénor Basséne - Mélinda Fourn - Ibrahim Cissé

Fasciné par les civilisations anciennes, rêvées ou oubliées, les cartographies imaginaires retraçant les grandes routes migratoires, Arébénor Basséne présente dans son exposition une nouvelle série de toiles utilisant la technique du batik.
S’intéressant aux bijoux comme synthèse poétique, Mélinda Fourn présente dans son exposition « Dans le creux de la main » une nouvelle série de photographies et de sculptures multimédia, interrogeant la pérennité des savoir- faire artisanaux et la prolifération des gadgets technologiques à l’obsolescence programmée.
Dans « People come end ghost », Ibrahim Cissé plonge le public dans un ancien album de famille dont le récit, les images et les souvenirs des scènes évoquées sont transformés par une technique de détournement du négatif photographique par le biais du dessin et de la peinture. Cette première exposition de l’artiste à la galerie questionne l’expérience de la perte, des rêves et des trajectoires familiales transcontinentales.

Fascinated by dreamt up or forgotten ancient civilizations, imaginary mappings retracing the great migratory routes, Arébénor Basséne presents a new series of paintings using the batik technique.
Interested in jewelry as poetical synthesis, Mélinda Fourn presents "Dans le creux de la main" (In the palm of the hand), a new series of photographs and multimedia sculptures that address the sustainability of artisanal know-how and the proliferation of the planned obsolescence of technological gadgets.
In "People come end ghost", Ibrahim Cissé plunges the public into an old family album whose stories, images, and memories display scenes that are transformed by modifying photographic negatives through drawing and painting. With his first exhibition at the Selebe Yoon gallery, the artist examines loss, dreams, and transcontinental family trajectories.


2023

Vertigineuses

Shahrzad Changalvaee, Mélinda Fourn, Naomi Lulendo, Attandi Trawalley & Nelly Zagury

L’élévation, le jaillissement, la tentation du monumental, suscitent une euphorie que la possibilité de chute ne peut réfréner. Dans ce circuit aux accents de réalisme magique, chaque artiste puise autant dans les savoir-faire artisanaux, l’imagerie populaire, que dans des contes issus de récits collectifs, ou encore d’histoires personnelles provenant d’un entrecroisement de géographies plurielles.

Tel un jardin à labourer, elles tracent, creusent, font murir et grandir des œuvres qui existent à l’intersection de l’intime, du quotidien, du domestique mais aussi du surnaturel, de l’onirique, et de l’érotisme. « Vertigineuses » déploie des paysages étourdissants bâtis de leurs mains. Shahrzad Changalvaee, Melinda Fourn,

Naomi Lulendo, Attandi Trawalley et Nelly Zagury dévoilent à Selebe Yoon pour la première fois, des œuvres qui transposent rêves et visions à leur véritable échelle.

Exposition conçue en co-commissariat par Jennifer Houdrouge & Clara Darrason.

Elevation, surge, and temptation for the monumental bring out a euphoria that even the possibility of falling cannot suppress. In this magically realistic journey, each artist draws as much on artisanal know-how and popular imagery as on tales from collective stories, or even personal stories, from an weaving of plural geographies.

Like a garden needing to be tended, they trace, dig out, mature and grow works that exist at the intersection between the intimate, everyday life, domestic life, as well as the supernatural, the dream world, and the erotic. “Vertiginous” displays the stunning landscapes they have created.

For the first time at Selebe Yoon, Shahrzad Changalvaee, Melinda Fourn, Naomi Lulendo, Attandi Trawalley and Nelly Zagury unveil works that transpose dreams and visions to their true scale.

Exhibition co-curated by Jennifer Houdrouge & Clara Darrason.


2022

Balle de Match

Mbaye Diop

Selebe Yoon présente « Balle de Match » une exposition personnelle de l’artiste Mbaye Diop (né en 1981, Sénégal). À l’instar de ses prédécesseurs tel le cinéaste Djibril Diop Mambéty, Mbaye Diop conçoit la ville de Dakar et son tissu urbain comme le lieu où s’exerce les structures de pouvoir : confrontations architecturales entre des modèles infligées par l’histoire coloniale et la persistance de formes ancestrales.

À travers ses films d’animations, ses dessins et textes, Mbaye Diop nous fait traverser une ville habitée par ses contradictions, ses aspirations bétonnisantes et l’inéluctable retour de ses fantômes ancestraux. Les marchands ambulants, les habitats informels, les cabanes mais aussi les gargotes - tous représentent des « architectures de survie qui poussent tel des plantes parasites s’agrippant à un arbre en pleine croissance » et révèlent, comme le nomme l’artiste, des effets de « résistances » face aux nouvelles réglementations urbaines.

L’intégralité des œuvres ont été créées lors de sa résidence de deux mois à Selebe Yoon. Une performance entre le musicien Wasis Diop et Mbaye Diop aura lieu le 15 décembre 2022.

Selebe Yoon presents: “Balle de Match” (Match Point), a personal exhibition from the artist Mbaye Diop (born in 1981 in Senegal). Like his predecessors, such as Djibril Diop Mambéty the filmmaker, Mbaye Diop sees the city of Dakar and its urban fabric as a place where power structures prevail: architectural confrontations between models imposed by colonial history and the persistence of ancestral forms.

Through animated movies, drawings, and texts, Mbaye Diop takes us on a journey in a city filled with contradictions, concrete aspirations, and the inevitable return of its ancestral ghosts. Street vendors, informal settlements, shacks, and small cafés are all a part of the “survival architecture that pops up like parasitic plants clinging to a growing tree” and reveal, as the artist calls them, impacts of “resistance” in the face of new urban regulations.

The pieces were all created during his two-month residency in Selebe Yoon. A performance between the musician Wasis Diop and Mbaye Diop will take place on December 15, 2022.


2021

Entre-Acte

Khadim Bamba, Rebecca Brodskis, Rufai Zakari

Selebe Yoon accueille « Entre-Acte », une exposition des artistes Rebecca Brodskis (France), Rufai Zakari (Ghana) et Khadim Bamba (Sénégal). Suite à une résidence à Selebe Yoon, chaque artiste présentera une nouvelle série d’œuvres figuratives. Dans un face à face saisissant, « Entre-Acte » présente la multiplicité des visages d’une société contemporaine. Rebecca Brodskis par ses peintures à l’huile propose un atlas d’individus, imaginés ou perçus dans leur quotidien, saisis dans des postures quasi-absurdes, où la désorientation des corps reflète une certaine tension sociale.

Conscient de l’urgence environnementale, Rufai Zakari emploie essentiellement du plastique recyclé par sa communauté, afin de créer avec force et élégance des personnages sur fond vif ; il évoque ainsi un renouvellement possible de la société Ghanéenne. Par un assemblage de textiles détournés de leur usage traditionnel, Khadim Bamba présente des personnages aux codes culturels hybrides qui puisent leurs formes dans les différents groupes religieux et ethnies d’Afrique de l’Ouest mais aussi dans l’univers de la pop, de la mode et des portraits photographiques.


2020

Ubeku - Ouverture

Alioune Diouf

Rentrer dans le travail et la pensée d’Alioune Diouf, c’est rejoindre la marche en pleine route, suivre des coins et recoins imprévus. Nous ignorons où conduira le chemin qu’il prend, quelle image le trait tracé au fusain nous révélera, et à quoi aboutiront ses mots, dénués d’artifice. Et pourtant, son œuvre nous emporte vers une unité qui contient la variété du monde. Ce tout se tient et s’éprouve. Mais le tout naît de pas grand-chose : d’une trace sur un mur, d’une feuille de manguier, d’un fil à coudre qui fait éclore des visages, des symboles sacrés et motifs. Ses œuvres incarnent le débordement : chaque figure dessinée - de l’oiseau, à l’arbre, à l’homme, à l’œil, - ne s’arrête jamais à sa forme, mais se déploie et s’étire au-delà de ses contours. Un art qui chatouille la spiritualité, la spiritualité qui caresse l’art. Une humanité possible. Une unité. Une ouverture. Ubeku, cette exposition inaugurale d’Alioune Diouf (Sénégal, n.1964) faite à la suite d’une résidence de deux mois à Selebe Yoon, présentera une installation monumentale créée in-situ, une série de dessins aux pigments naturels et des œuvres mêlant couture et peinture.