Galerie Le Manège

Nichée au cœur du centre-ville de Dakar, la Galerie Le Manège de l’Institut français du Sénégal est un lieu emblématique de la scène artistique contemporaine. Depuis sa création en 2005, elle s’affirme comme un espace de dialogue entre les cultures, accueillant aussi bien des figures majeures que des voix émergentes du continent et d’ailleurs. À travers ses expositions, la galerie explore les mutations du monde, les héritages esthétiques africains et les imaginaires collectifs qui façonnent nos sociétés. Son architecture singulière
favorise la rencontre entre oeuvres et publics.

Sous une nouvelle direction, elle déploie une programmation audacieuse où se croisent archives, expérimentations et pratiques pluridisciplinaires. À l’occasion du Partcours, Le Manège réaffirme son rôle de plateforme vivante, attentive aux voix artistiques qui interrogent, relient et réinventent le monde depuis Dakar.

Galerie le Manège
3 Rue Parchappe, Dakar

Contact : (+221) 77 255 22 08
(+221) 33 823 03 20
Facebook : @Institutfrançaisdusénégalàdakar
Instagram : @ifsenegal
E-mail : Ken.sy@ifs.sn


2025

IDENTITÉS LINGUISTIQUES FLOTTANTES

Abdoulaye Ndoye, Moulaye Sall, Richard Monsembula, Sènami Donoumassou, Madeleine Calafell, les Soeurs Chevalme, Chris Cyrille-Isaac et Tiziana Manfredi

Présentée à la Galerie Le Manège de l’Institut français du Sénégal à Dakar, du 14 novembre 2025 au 14 février 2026, Identités Linguistiques Flottantes explore les liens intimes entre langues, histoires et imaginaires. « À l’heure des circulations mondialisées, des migrations, des héritages coloniaux et des diasporas, nos langues ne cessent d’entrer en contact, de se métamorphoser et, ce faisant, de nous transformer », souligne Ken Aïcha Sy, commissaire de l’exposition. Inspirée par la « linguistique vagabonde » de Boubacar Boris Diop, l’exposition célèbre la multiplicité linguistique comme un espace de liberté et de résistance.

Les œuvres d’Abdoulaye Ndoye, Moulaye Sall, Richard Monsembula, Sènami Donoumassou, Madeleine Calafell, les Sœurs Chevalme, Chris Cyrille-Isaac et Tiziana Manfredi y dialoguent entre arts visuels, sonores et performatifs. Une scénographie collaborative, conçue avec le Collège d’Architecture, ainsi qu’un programme de rencontres et d’ateliers prolongent cette traversée collective entre langues et mondes.

Exposition : du 14 novembre 2025 au 14 février 2026.
Horaire : ouvert du mardi au dimanche de 11h à 19h. Fermé le lundi.
Actions de médiation : du mercredi au samedi de 11h à 18h.

Table ronde le mardi 9 décembre 2025 à 17h30 à la Librairie « Aux 4 Vents ».
Mamadou Dramé _ expressions idiomatiques : culture et histoire d’une langue.


2024

Déeyante ak àdduna

Maya Inès Touam

Fruit d’une résidence au sein du programme d’échanges artistiques et culturels du Fonds de dotation Compagnie Fruitière, menée au cœur des Grands Domaines du Sénégal à Saint-Louis, Déeyante ak àdduna traduit en Arabe Hamasset el Ahiaa et en français Les murmures du vivant, s’inspire des contes animistes qui bercent les sénégalais dès l’enfance, ainsi que dans les transmissions profondes entre l’homme et la terre. Pour cette exposition, l’artiste photographe franco-algérienne Maya Inès Touam a créé une série d’œuvres singulières, mêlant photographies et sculptures. Bien que son approche artistique intègre des éléments universels et locaux, l’exploration d’un territoire est essentielle dans sa manière de concevoir une œuvre. S’imprégner, écouter et collecter les objets qui jalonnent ses voyages réactivent et maintiennent les récits visuels d’un territoire. Reconnue pour ses œuvres allégoriques explorant l’identité, la mémoire et la culture, l’artiste nous invite à redécouvrir le vivant à travers les interconnexions subtiles entre l’humain et son environnement. Déeyante ak àdduna se veut une expérience immersive, riche en poésie visuelle, un chant profond célébrant le monde du vivant.

“Déeyante ak àdduna”, translated into Arabic as Hamasset el Ahiaa and in French as Les murmures du vivant (The whispers of life), is the result of a residency within the artistic and cultural exchange program of the Compagnie Fruitière Fonds de Dotation (Fruit Company Endowment Fund), conducted in the heart of the Grands Domaines du Sénégal in Saint-Louis. It is inspired by traditional Senegalese animist tales and by the deep heritage between man and earth. For this exhibition, the Franco-Algerian photographer Maya Inès Touam has combined photographs and sculptures, creating a series of unique works. Although her artistic approach integrates universal and local elements, exploring territories is essential to her conception. Immersing herself, listening to, and collecting objects that have marked her travels help her to reactivate and maintain the visual narratives of a region. Known for her allegorical works that explore identity, memory, and culture, the artist invites us to rediscover the living through the subtle interconnections between humans and their environment. “Déeyante ak àdduna” is intended to be an immersive experience, filled with visual poetry. It is a profound song celebrating the world of the living.


2023

Cours du soir

Exposition monographique de Cheikh Ndiaye

Le titre de l’exposition fait référence à la démarche de Sembène Ousmane qui voyait le cinéma comme un « cours du soir » pour une partie de la population non scolarisée à laquelle il souhaitait s’adresser. Le cinéma comme système d’information populaire, comme lieu d’apprentissage, comme vecteur de liberté, de justice politique et sociale. Pour Cheikh Ndiaye, le cinéma c’est aussi le lieu physique de la résistance – sous Senghor, les trotskistes interdits de rassemblements publics tenaient leurs réunions après les séances de cinéma qu’ils étaient venus voir comme de simples spectateurs…

Le rapport à l’archive, au patrimoine, si cher à l’artiste (une première expérience à la Direction du Patrimoine fut suivie d’une vacation à l’IFAN, au Musée historique de Gorée, alors qu’il était aux Beaux-Arts) se retrouve dans ces toiles à la portée symbolique forte puisqu’elles représentent des cinémas qui n’existent plus, détruits ou transformés. Certaines d’entre elles sont montrées pour la première fois au Sénégal.

Cette exposition est la première monographie d’envergure de Cheikh Ndiaye dans son pays.

Avec le soutien de la Galerie Cécile Fakhoury à Dakar.

The name of the exhibition references Sembène Ousmane, who saw cinema as an “evening class” for parts of the unschooled population he was appealing to. Cinema as a public information system, as a place of learning, as a vector of freedom, political and social justice. For Cheikh Ndiaye, cinema is also a physical space of resistance – under Senghor’s presidency, the Trotskyists were banned from public gatherings and held their meetings after the movies they had come to watch as spectators…

The connection to history and heritage is very dear to the artist (a first experience at the Heritage Department was followed by a trip to the IFAN, to the Historical Museum of Gorée, while he was studying at the Beaux- Arts) and is seen in his strongly symbolic paintings, because they show movie theaters that no longer exist and that have been destroyed, or transformed. Some of his works are being shown in Senegal for the first time ever.

This exhibition is Cheikh Ndiaye’s first major monograph in his home country.

The exhibition is supported by the Cécile Fakhoury Gallery in Dakar.


2022

Tocutugol

Atelier Ndokette / Safi Niang,
Souleymane Bachir Diaw, Ibrahima Ndome.

« Tocutugol », mot pulaar, fait référence à l’action de restaurer un objet qui l’a déjà été une première fois. Pour les membres de l’Atelier Ndokette, il fait écho à une démarche d’expérimentation des matières textiles qui les entourent depuis l’enfance. Safi Niang (Guinée), Souleymane Bachir Diaw et Ibrahima Ndome (Sénégal) développent une approche transdisciplinaire, à l’intersection de la photographie, de la peinture et des installations textiles, enrichie par leurs collaborations avec des artisans au Sénégal et en Guinée.

Le collectif souhaite notamment entretenir un rapport direct avec un tissu blanc, en coton : rabbal en wolof ou leepi en pulaar, représentatif de l’héritage et des liens familiaux. Le travail initié avec ce textile les place au cœur de ces cycles de transmission mêlant des mémoires vives et leurs réalités. Ils s’intéressent ainsi aux techniques textiles (tissage, « attachés », teinture, ...) et aux formes préservées à travers les gestes et rituels. Merci à l’Agence TRAMES d’avoir accueilli le collectif en résidence de création pendant les mois d’octobre et novembre 2022.

Tocutugol, a Pulaar word, refers to the restauration of an object that has previously been renovated. It resonates with the Ndokette Workshop members as an experimental approach to the textile materials they have known since childhood. Safi Niang (Guinea), Souleymane Bachir Diaw and Ibrahima Ndome (Senegal) have developed a transdisciplinary approach linking photography, painting and textile installations, heightened by their collaborations with artisans from Senegal and Guinea.

The collective has chosen a direct relationship with white cotton fabric, the rabbal in Wolof, or leepi in Pulaar, that represents heritage and family. The work they have accomplished with this fabric places them at the heart of the transmission cycles that combine true memory and realities. They show an interest in textile techniques (weaving, “ties”, dyes, ...) and in preserved forms through movement and rituals. Special thanks to Agence TRAMES for having hosted a creation residency for the collective during the months of October and November 2022.


2021

Les filles de MAWU

Exposition et installation immersive et intuitive, un conte moderne écrit par T.I.E et Ndoho, avec Allie Rozetta

Commissaires de l’exposition : Ami Weickaane et Muna Lobé

« Nous sommes rattachés à des histoires oubliées que nous ne connaissons pas et qui composent nos substances les plus intimes ». Louisa Hall, Rêves de Machines

Les filles de MAWU est une œuvre qui crée un dialogue entre trois archétypes que l’on retrouve de manière récurrente dans les cosmogonies africaines, mais aussi occidentales : le principe féminin, le serpent et l’homme. Nous entreprendrons ici de montrer leurs manifestations dans notre monde de plus en plus connecté au savoir par les nouvelles technologies et déconnecté de la nature par ces mêmes technologies.


2020

Kemtaan : Kiné Aw (à la Galerie Le Manège) Wallbeuti : Mabeye Deme (à l’espace Trames - Les Murs)

Kiné Aw et Mabeye Deme

Kemtaan : Kiné Aw (à la Galerie Le Manège)

Que l’on ne s’y trompe pas. Si kemtaan, en Wolof, peut signifier « extraordinaire », il n’est pas question de coller ce superlatif au travail de Kiné Aw. Le mot, ici, doit être pris dans le sens de la surprise, de l’émerveillement, de la chose qui sort de l’ordinaire. Déjà parce qu’en 15 ans de carrière, la peintre, habituée à se frotter aux grands formats de toile ou au fusain sur papier, a décidé d’utiliser ce dernier support d’une façon inédite dans sa pratique. Un corpus d’une vingtaine d’œuvres récentes forme le cœur de cette exposition qui n’est pas ordinaire, elle non plus, puisque c’est la première exposition monographique et personnelle de la plasticienne au Sénégal.

Wallbeuti : Mabeye Deme (à l’espace Trames - Les Murs)

« Il y a un appareil photographique / Caché dans ma cage thoracique / A peine voilé / Par la tente de la peau ». C’est par ces mots du poète américain Saul Williams, que s’ouvre le livre de Mabeye Deme, Wallbeuti. C’est bien à voir l’envers du décor que nous convie le photographe, qui, depuis 2014, photographie à travers des toiles de toute sorte. Elles passent Dakar au filtre pastel, nous emmenant irrésistiblement du côté de la nostalgie. Avoir choisi l’espace « Les Murs » de l’Espace Trames pour cette exposition n’est pas un hasard. Entre le brut des murs nus et le rappel à la texture du textile, l’écho au travail photographique de Mabeye Deme sonne comme une évidence.


2019

Keur Design #2

Ils sont une quinzaine de créateurs sénégalais, actifs dans des domaines aussi différents que la ferronnerie, la menuiserie, la sculpture sur bois, en fer forgé ou en argile, la vannerie, le recyclage plastique, et, côté création textile, la broderie, le perlage, le tressage et même l’upcycling (utilisation de tissus de seconde main). Pendant deux semaines, au Centre de Formation Artisanale (CFA) de Dakar, ils ont confronté leur pratique, leurs expériences, leurs savoir-faire avec ceux de 8 designers venus d’Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas et Portugal.

Résultat : une relecture vivifiante des objets traditionnels sénégalais, et des formes hybrides, des matières réinventées. De l’inventivité. Le tout sous l’œil avisé du designer sénégalais Ousmane Mbaye, qui a supervisé ce projet porté par le réseau des centres culturels européens (EUNIC). Comme le disait la célèbre designer française Charlotte Perriand (1903-1999), il faut avoir « l’œil en éventail », c’est-à-dire ouvert sur toutes les disciplines, les matières et les couleurs. C’est à cette expérience unique que vous convie cette exposition.


2018

Scenocosme

Grégory Lasserre et Anaïs Met Den Ancxt

« Un voyage poétique au coeur des mondes numériques ! »

A l’occasion de Novembre Numérique et de la 7ème édition du Partcours, la galerie Le Manège fait la part belle à l’art numérique et invite le duo d’artistes Scenocosme. Le vernissage de l’exposition sera aussi l’occasion de clôturer un mois d’événements numériques à l’Institut français avec une restitution de l’atelier « Tourné Monté » et une performance DJ de Kaani.

Le couple d’artistes Scenocosme réunit Grégory Lasserre et Anaïs Met Den Ancxt. Leurs créations singulières prennent forme à travers diverses expressions :
installations interactives, art plastique, art numérique, art sonore, performances collectives, etc. En distillant la technologie numérique, ils en font ressortir des essences de rêve et de poésie, ils en utilisent ainsi la partie vivante, sensible voire fragile.

Ils développent la notion d’interactivité, par laquelle l’œuvre existe et évolue grâce aux relations corporelles et sociales des spectateurs. Ils réalisent d’étonnantes hybridations entre technologies et éléments vivants ou naturels (végétaux, humains, eau, bois, pierres...). La plupart de leurs œuvres interactives perçoivent diverses relations invisibles entre les corps et l’environnement. Ils rendent sensibles les variations énergétiques infimes des êtres vivants en proposant des mises en scène interactives où les spectateurs partagent des expériences sensorielles extraordinaires.


2017

Exposition et performances « Ailleurs »

Le Manège et Agit’Art

Dans le prolongement de l’exposition Alem, L’A-Venir présentée à la galerie Le Manège de mai à novembre 2017, l’Institut français suit les pas du Laboratoire vers l’ailleurs en passant par le partcours. Une procession, des performances, de nouvelles installations seront proposées comme un cordon ombilical entre la rue Jules Ferry, Le

Dans les méandres du trait

Aliou Diack dit Badu

Dans le pavillon de la rue Gomis, Badu expose une nouvelle série de dessins. Formé à l’Ecole des Arts de Dakar, ce jeune artiste déploie dans son univers pictural des motifs néo-naturalistes, inspirés autant par son environnement urbain que par les réminiscences de son enfance villageoise. Événement VOIX : Césaire, Fanon, Senghor – Transphilosophies


2016

Afrikadaa

Alexis Peskine

Pour cette 5ème édition du Partcours, la Galerie Le Manège accueille une nouvelle édition de SN Art / Afrikadaa qui sera l’occasion de revenir sur l’histoire et l’évolution de cet événement, le 8 décembre à partir de 19h. La soirée sera clôturée par une restitution des ateliers DJ de la MCU (Maison des Cultures Urbaines de Ouakam). Le public pourra également découvrir son exposition en cours : The Raft of Medusa. Le retour de la vague de l’artiste russo-brésilien Alexis Peskine qu’elle accueille jusqu’au 31 janvier 2017. Dans le cadre du Partcours, l’Institut français soutient également le Laboratoire Agit’Art et présente des projections vidéos le jeudi 8 décembre dans la salle de cinéma de l’Institut français rue Gomis à partir de 16h30 (puis en boucle jusqu’à 18h).


2015

Lamb / Lutter

Philippe Marinig

Philippe Marinig commence à s’intéresser à la photographie après une formation auprès de Denis Brihat. Après avoir été reporté pour Globe et Libération et être passé par le laboratoire Picto, il fonde, en 1992, sa propre société de prises de vue pour la publicité et la mode, à Cape Town en Afrique du Sud. Depuis 2006, il se consacre entièrement à des projets artistiques et des commandes qui l’amènent à voyager notamment au Japon. C’est dans ce pays qu’il découvre la lutte sumo et entreprend une série de photographies. Après sept années de travail, il livre un regard inédit sur les pratiques de ces demi-dieux vivants. De passage au Sénégal en 2014, il rencontre Moussa Sall, un sumo sénégalais qui a fait toute sa carrière au Japon. Des liens formels et conceptuels vont alors se créer entre les images du photographe réalisées au Japon et au Sénégal et impulser l’initiative de l’exposition Lamb / Lutter.


2014

« Tirailleurs » : les tirailleurs sénégalais en 14-18 vus par la BD

Commissaires de l’exposition : Vincent Bernière et Delphine Calmettes Artiste invité : Mr Fab - Conception graphique : Nadir Essalmi

Le tirailleur sénégalais, tout comme le Soldat inconnu, sont des figures mythiques de la Grande Guerre. Chacune a donné lieu à de multiples interprétations en bande dessinée et un ouvrage extraordinaire, enfin, a pris le parti de mixer les deux mythes pour composer un récit impressionnant : « Le soldat inconnu » de Mr Fab et Fred Duval. Inspirée en partie de ce récit, l’exposition « Tirailleurs » propose de présenter différemment tout un pan de l’histoire à travers des vignettes agrandies, des images d’époque et des objets prêtés par le Musée des Forces Armées de Dakar. Cette exposition est proposée par Vincent Bernière, journaliste et éditeur de bandes dessinées aux éditions Delcourt. Il est aussi spécialiste de la bande dessinée dans le monde et commissaire d’exposition. Exposition labellisée par la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, avec le soutien de la Fondation Total. Concert lors du vernissage : Mazalda - Turbo Clap Fanfare. Un orchestre de rue venu de France nourri aux musiques qui, dans le monde, font danser et s’émouvoir. Avec trompette, saxophone, bouzouki, accordéon, soubassophone et batterie. Energie, émotion, danse et curiosité ! Conte théâtre, « La Randonnée de Samba Diouf », de Thierno Diallo et Lisa Raphel.


2013

Pandore

Omar Ba

Omar Ba est un artiste sénégalais qui vit et travaille à Genève. En quinze ans, son parcours s’est émaillé de plusieurs expositions personnelles et collectives dans le monde. Cet artiste au parcours exceptionnel n’a que très peu exposé dans son pays natal. A l’occasion de l’exposition Pandore à la galerie Le Manège, il revient enfin au Sénégal avec un événement d’envergure qui entend donner toute la mesure de son parcours riche et atypique. Omar Ba sera en résidence à Dakar à partir du 3 novembre 2013 sur invitation de l’Institut français de Dakar et de l’Ambassade de Suisse. Il produira une partie des oeuvres de l’exposition sur place, ainsi que des wall paintings qui seront réalisés dans la galerie. Exposition en partenariat avec l’Ambassade de Suisse au Sénégal, la Galerie Guy Bärtschi et les Editions de l’Oeil.


2012

Témoin de notre temps !

Henri Sagna

Henri Sagna a été formé à l’École Nationale des Arts de Dakar dans la section Environnement. Il a exposé à la galerie Le Manège en 2005 dans le cadre de l’exposition Création contemporaine au Sénégal et il était également présent dans la sélection internationale de la biennale de Dakar 2012. Il utilise essentiellement des matériaux de récupération dont le fil de fer pour assembler et réaliser ses sculptures et met son talent au service de l’environnement. L’artiste anime des ateliers en France et au Sénégal autour des notions de collecte, de récupération et de recyclage. La préoccupation centrale de Sagna a longtemps concerné la problématique du paludisme en Afrique avec ses désormais célèbres moustiques. Depuis un séjour au Nigéria, son thème de prédilection est aujourd’hui axé sur le dialogue entre les religions. « L’exposition Témoin de notre temps ! » d’Henri Sagna abolit les frontières entre la peinture, la sculpture et l’architecture. Les formes jaillissent, l’alternance du blanc et du noir renforce la gravité du thème… Le dialogue islamochrétien est mis ici en scène avec tolérance et générosité ». Etienne Diene, architecte DPLG