Galerie Cécile Fakhoury
La Galerie Cécile Fakhoury oeuvre à la promotion de l’art contemporain sur le continent africain. Elle offre une visibilité à la créativité et à la diversité artistique contemporaine en Afrique à travers sa programmation d’expositions monographiques et collectives, mais aussi par sa participation aux foires et biennales internationales et par ses collaborations avec des galeries étrangères. La galerie développe aussi depuis 2018 un programme d’édition engagé dont l’ambition est de contribuer aux dialogues intellectuels qui enrichissent une histoire de l’art en train de s’écrire.
Pour la 14ème édition du Partcours, la Galerie Cécile Fakhoury s’associe à l’iconique Hôtel Sokhamon au Plateau qui l’accueille dans ses murs chargés d’histoires, proposant ainsi une programmation hors les murs inédite.
Hotel Sokhamon
MH75+F3F, Av. Nelson Mandela, Dakar
Contact : (+221) 889 71 00
Facebook : @Galerie Cécile Fakhoury
Instagram : @galeriececilefakhoury
E-mail : delphine@cecilefakhoury.com
Website : https://cecilefakhoury.com/
CE QUE LA MER MURMURE
Rachel Marsil
La Galerie Cécile Fakhoury a le plaisir de présenter son premier programme hors-les-murs dans le cadre de la 14ème édition du Partcours. En collaboration avec l’Hôtel Sokhamon - lieu emblématique de Dakar dont l’architecture est le résultat d’une vision artistique - la galerie dévoile Ce que la mer murmure, une exposition personnelle de Rachel Marsil.
S’inspirant de l’histoire et de l’esthétique atypique du Sokhamon, à l’origine construit comme une maternité et un lieu spirituel, Rachel Marsil compose une odyssée visuelle nourrie par l’univers du groupe Drexciya, duo de compositeurs basé à Détroit, aux États-Unis. À la fin des années 1990, ceux-ci imaginèrent un monde sous-marin où auraient survécu les enfants des femmes noires enceintes jetées à la mer durant les traversées transatlantiques de la traite négrière. Sous le pinceau de l’artiste jaillissent alors, entremêlés aux formes organiques de l’hôtel, les habitants d’une Atlantide noire lieu d’une nouvelle narration autour de l’Atlantique et de sa place dans l’histoire de l’esclavage.
Vernissage : vendredi 28 novembre à 18h.
Exposition : du samedi 29 novembre 2025 au 17 janvier 2026.
Horaire : ouvert du lundi au dimanche de 11h à 18h.
Médiation de l’exposition disponible le mercredi et le weekend
(samedi et dimanche)
Chapter 2: Dëgg naa tuutti Wolof
Adji Dieye
La galerie Cécile Fakhoury a le plaisir de présenter l’exposition personnelle d’Adji Dieye, Dëgg naa tuuti Wolof à Dakar. Pour sa première présentation monographique, Adji Dieye poursuit son exploration autour des fondements de la notion d’archives, notamment en lien avec l’histoire du Sénégal. Depuis plusieurs années, l’artiste nous interroge - souvent non sans une certaine ironie - sur notre rapport parfois simpliste à l’archive et ses incarnations ; rapport qui semble souvent impliquer un lien essentiel entre archives et vérité.
Pourtant, l’artiste nous rappelle à travers ses installation architecturales que la linéarité d’une mémoire n’est que le reflet de l’idéologie qui la porte. Avec Dëgg naa tuuti Wolof [Je comprends un peu le Wolof], Adji Dieye s’intéresse cette fois à la manière dont l’action économique de certaines communautés et classes sociales influence la façon dont l’espace public est construit et modifié. Dans un ensemble inédit de sérigraphies et installations, l’artiste nous immerge dans un répertoire de gestes du quotidien qui habitent l’espace et contribuent à le définir.
Cécile Fakhoury Gallery is pleased to present Adji Dieye's solo exhibition, “Dègg naa tuuti Wolof” in Dakar. For her first monographic presentation, Adji Dieye continues to explore the foundations of the notion of archives, particularly in relation to Senegal’s history. For several years now, the artist has been questioning us - often not without a certain irony - about our sometimes simplistic relationship to the archive and its incarnations; a relationship that often seems to imply an essential link between archives and truth. And yet, through her architectural installations, the artist reminds us that the linearity of a memory is only a reflection of the ideology behind it. With “Dègg naa tuuti Wolof” (I understand a little Wolof), Adji Dieye focuses on the way in which the economic actions of certain communities and social classes influence how public space is constructed and modified. In a new set of silkscreen prints, she immerses us in a repertoire of everyday gestures that inhabit space and help define it.
Oddyssey
Jess Atieno
L’exposition Oddyssey est un voyage au cœur de la question de la représentation et de la définition des identités. Entre tapisserie, sérigraphie et installation, Jess Atieno nous invite à plonger dans la fabrique des images ; qu’elles appartiennent à l’archive ou soient contemporaines, qu’il s’agisse de photographies, cartes, documents historiques ou éléments visuels issus de techniques et savoirs faires traditionnels.
Poursuivant ses recherches autour de la définition des notions d’endroit, de site et lieu d’appartenance compris comme relation fluide et en perpétuelle construction, Jess Atieno ouvre dans ses œuvres un espace liminal de transformation qui fait la part belle à l’hybridité et propose au spectateur des stratégies et des modèles de représentation alternatifs au sein du post-colonial. Au-delà de leur esthétique saisissante, les œuvres de Jess Atieno opèrent comme des propositions poétiques qui touchent autant à l’imaginaire qu’au politique.
The Oddyssey exhibition is a journey to the depths of representation and the definition of identities. With tapestry, silkscreen printing, and installations, Jess Atieno invites us to delve into image-making, whether historical or contemporary, with photographs, maps, historical documents, or visual elements resulting from traditional techniques and skills.
Jess Atieno continues her research around the definition of location, home, and place of belonging as a fluid relationship in perpetual construction, and through her works, she opens a liminal transformative space which honors hybridity and offers the spectator alternative strategies and representation within the post-colonial world. Beyond their striking aesthetic, Jess Atieno’s works are poetic propositions involving imagination as well as politics.
Solo Show
Ouattara Watts
La Galerie Cécile Fakhoury a le plaisir d’annoncer sa participation au Partcours. Pour cette onzième édition, la galerie présentera une exposition personnelle de Ouattara Watts. Dans ses œuvres, Ouattara Watts convoque des mondes imaginaires et des visions mystiques pour observer la relation métaphysique entre les êtres et les choses. Couleurs vibrantes, figures mystérieuses et références à des rites spirituels ancestraux forment sur la toile des équations et des ensembles de symboles cryptiques.
L’interrelation de ces éléments nous plonge à la frontière du rêve et par-delà les géographies. Ouattara Watts utilise des matériaux divers tel que des tissus traditionnels africains, des découpages de photographies contemporaines, ou encore des impressions numériques pour donner naissance au récit visuel d’une identité plurielle. Une puissance spirituelle se dégage des œuvres et nous transporte dans un monde, entre instantanéité et immanence.
The Cécile Fakhoury Gallery is thrilled to be a part of the Partcours. For the eleventh edition, the Gallery will be hosting a solo exhibition from Ouattara Watts. In his work, Ouattara Watts summons imaginary worlds and mystical visions to observe the metaphysical relationship between beings and objects. The vibrant colors, mysterious figures, and references to ancestral spiritual rituals are like equations and groups of cryptic symbols that materialize in his paintings.
The interrelation of these elements thrusts us beyond borders to the edges of dreams. Ouattara Watts uses miscellaneous materials like traditional African fabrics, clippings from modern photographs, or digital prints to give birth to the visual poetry of a plural identity. His work communicates spiritual power and transports us to a world caught between instantaneousness and immanence.
Métamorphoses ondulatoires
Serigne Ibrahima Dieye
Avec Métamorphoses ondulatoires, l’artiste sénégalais Serigne Ibrahima Dieye signe sa première exposition personnelle au Sénégal. Connu pour son style acéré et ses fables sombres qui peignent sans concession les travers de notre société, l’artiste se penche ici sur les dérives des médias et du « tout communicationnel ».
Serigne Ibrahima Dieye dresse un théâtre grotesque sur fond de farce médiatique qui agit comme une machine à fabriquer l’opinion et la bien pensance et qui s’évertue à remplacer la communication et l’information par le brouhaha du faux et du vain. D’une œuvre à l’autre, dans une ironie sombre et jubilatoire, Serigne Ibrahima Dieye nous plonge dans cette mascarade du bruit et nous en révèle les rouages sinistres à nous en faire pleurer de rire autant que d’effroi.
I have this memory, it is not my own
Mariam Abouzid Souali, Jess Atieno, Binta Diaw, Adji Dieye, Rahima Gambo
Pour sa participation à la neuvième édition du Partcours, la Galerie Cécile Fakhoury a le plaisir de présenter I have this memory, it is not my own, une exposition collective avec les artistes Mariam Abouzid Souali, Jess Atieno, Binta Diaw, Adji Dieye et Rahima Gambo. À travers un ensemble de pratiques aussi variées que l’installation, la vidéo, le dessin et la peinture, l’exposition propose d’interroger nos existences contemporaines par le biais des « architectures » qui les composent. L’architecture comme principe d’organisation d’un ensemble et structuration d’un espace est ici abordée par une jeune génération d’artistes femmes issues du continent et de sa diaspora dans la pluralité de ses sens. D’une lecture littérale en tant que structuration de l’espace physique à une interprétation plus métaphorique des « architectures de soi », le concept est prétexte à explorer l’interrelation entre ces agencements physiques et les structurations identitaires, symboliques, historiques et culturelles qui y répondent, mais aussi celles dont on hérite ou que l’on choisit de se créer. L’architecture elle- même immersive de l’exposition nous invite à faire l’expérience de la force poétique des œuvres d’une génération d’artistes engagées.
Babitopie (Entre-Deux)
Jean Servais Somian et Ana Zulma
Pour leur deuxième collaboration, Jean Servais Somian et Ana Zulma rassemblent des personnages autour des contes de la vie. Des histoires parfois communes, parfois singulières se disent d’un côté et s’écrivent de l’autre. Somian et Zulma nous entrainent dans une odyssée poétique menée par leur imagination intarissable : les deux artistes ancrent leur récit dans une nécessité à défricher le monde. Jean Servais Somian détourne la fonction des objets et les place à la frontière de deux univers, entre art et design ; Ana Zulma questionne des concepts au travers de narrations visuelles dont la portée s’étend au-delà de la photographie vers une image vibrante en textures et volumes.
Des bassines de plastique deviennent des capsules migratoires et des passagers embarquent vers les étoiles. Unis dans un champ de paradoxes et créateurs de liens à l’intérieur des divergences, Jean Servais Somain et Ana Zulma nous soufflent l’art d’écouter l’indicible et magique entre deux.
Vox Ouezzin
Cheikh Ndiaye
Pour sa première participation au Partcours, la Galerie Cécile Fakhoury a le plaisir de présenter l’exposition Vox Ouezzin de l’artiste Cheikh Ndiaye (n. 1970 - Dakar, Sénégal). À travers cette dernière série de peintures et installation, Cheikh Ndiaye se replonge dans ses réflexions sur l’architecture urbaine. Poursuivant une approche documentaire qui lui est propre, Cheikh Ndiaye s’attarde sur ces lieux qui dessinent une géographie mémorielle et quotidienne des villes d’Afrique de l’Ouest - cinémas, ateliers de ferronnerie, kiosques de couturier.
Les formes et les couleurs remarquables des bâtiments sont des traces indicielles de l’identité de la ville à laquelle ils appartiennent. Ces sites deviennent sur la toile de l’artiste autant de terrains de fouille archéologique. Le traitement pictural et l’étalonnage minutieux des couleurs dévoilent alors la matérialité de la peinture et renvoient aux multiples strates de matière qui constituent l’histoire particulière des bâtiments représentés. C’est ainsi que Cheikh Ndiaye déploie sous nos yeux une narration visuelle en plusieurs actes, et nous plonge dans les récits de villes qui n’en finissent pas de débattre avec leur histoire.