En investissant la rue 23, au pied du LOFT DAKAR, avec sa pièce “Correspondances”, la chorégraphe Fatou Cissé met en vibration plusieurs
univers spirituels qui habitent la Médina, quartier populaire de Dakar marqué par un fort héritage Lébou.
Les voix soufies, portées par une psalmodie qui traverse la rue, se mêlent à la profondeur ancestrale de la spiritualité Léboue – à travers l’imaginaire du Ndëpp, rituel de guérison et de possession – ainsi qu’aux chants issus de la tradition griotte, à la fois ancrés dans l’héritage populaire et résolument contemporains. Dans cette intensification du geste et du son, elle invoque des imaginaires où
gestes, chants et mémoires se répondent. Ces trois voies – prière, rituel et chant – sont mises en correspondance dans une performance in situ, où corps, voix et présence du lieu deviennent les vecteurs d’une même vibration spirituelle.