Instituto Cervantes Dakar

L’Instituto Cervantes, avec plus de 85 centres répartis sur les cinq continents, est la plus grande institution publique au monde dédiée, depuis 1991, à l’enseignement de l’espagnol et des langues co-officielles de l’Espagne, ainsi qu’à la diffusion de la culture des pays hispanophones.

Inauguré en décembre 2021 à Dakar, situé au Point E, l’Instituto a organisé de nombreuses activités culturelles et expositions telles que, « Minuit à la croisée des chemins ». « Fragments en Boza – Nouvelle Photographie Afroespanole », « MiraDakar », « Ebauches à la Frontière Barbare » et a reçu la participation d’artistes visuels tels que Boa Mistura ou Belin.

Instituto Cervantes Dakar
125, Av. Cheikh Anta Diop, Dakar (10700) Sénégal

Contact : (+221) 33 864 68 02
(+221) 33 825 06 69
E-mail : cendak@cervantes.es


2025

HUÉSPED

Camilo Guinot

Huésped est une installation sculpturale de grand format réalisée à partir de branches issues de l’élagage. L’oeuvre explore le lien entre production humaine et nature, la relation entre l’architectural et l’organique, ainsi que le cycle et la transformation de la matière. Elle se matérialise sous la forme d’un réseau neuronal végétal de grande envergure qui modifie et génère de nouveaux dialogues avec l’environnement dans lequel elle s’insère. Le mot huésped désigne une personne accueillie dans une maison étrangère. En biologie, ce terme s’applique à un organisme qui en héberge un autre en son sein ou à sa surface, qu’il s’agisse d’une relation de parasitisme, de commensalisme ou de mutualisme.

Ces multiples formes de relation deviennent ici une métaphore pour réfléchir sur les interconnexions générées par la pratique artistique, ses multiples perspectives et son inscription dans le contexte où elle se déploie. À la fin de l’exposition, les branches retrouveront leur destination initiale, en tant que déchet et résultat du processus d’élagage.

Vernissage : jeudi 4 décembre à 19h.
Exposition : du 4 décembre au 31 décembre 2025.
Horaire : ouvert du lundi au samedi de 9h à 16h. Fermé le dimanche.


2024

Minuit à la croisée des chemins / Medianoche en la encrucijada

Cristina De Middel & Bruno Morais

Esù est l’une des entités les plus énigmatiques de la cosmogonie des religions d’Afrique de l’Ouest. Il a traversé l’océan avec les esclaves pour débarquer dans un nouveau monde, où le travail forcé et les missions d’évangélisation vont configurer une transformation qui brouillera la compréhension des religions d’origine africaine jusqu’aujourd’hui.

Minuit à la croisée des chemins documente et enregistre ces transformations et adaptations depuis son origine au Bénin jusqu’à Cuba, au Brésil et à Haïti. Afin de jeter un peu de lumière sur le récit obscur qui prédomine dans la culture populaire et qui relie directement les religions d’origine africaine telles que l’Umbanda, la Santeria ou le Vaudou, aux énergies diaboliques, Cristina De Middel et Bruno Morais ont passé 3 ans à suivre le chemin d’Esù et à construire un document qui vient en réaction à l’avancée des églises évangéliques à travers l’Afrique et l’Amérique du Sud, remettant en question la survie d’un patrimoine culturel menacé qui apporte une contribution substantielle à la version non officielle de l’histoire, dont on a tant besoin.

Esù is one of the most enigmatic entities in the cosmogony of West African religions. He crosses the ocean on a slave ship and disembarks in the new world, where forced labor and evangelization missions shape the transformation that confuses the understanding of religions of African origin until today.

“Midnight at the Crossroads” documents and records these transformations and adaptations from the start of his travels from Benin to Cuba, Brazil, and Haiti. To shed some light on the dark narrative that prevails in popular culture and that directly links religions of African origin such as Umbanda, Santeria or Voodoo, to diabolical energies, Cristina De Middel and Bruno Morais spent 3 years tracking Esù’s journey and creating a document in direct reaction to the progress of evangelical churches across Africa and South America. It questions the survival of a threatened cultural heritage and substantially contributes to history’s unofficial version, something we are so much in need of.


2023

Ébauches à la Frontière Barbare

Eusebio Nsue Nsue (GE), Sandra Julve (ES), Massow Ka - Junio (SN) Yaye Hawa Fall (SN), Paloma de la Cruz (ES)

Organisé par l’Ambassade d’Espagne au Sénégal, l’Instituto Cervantes de Dakar, les Centres Culturels d’Espagne à Bata et Malabo (Guinée Équatoriale) et la résidence Dëkandoo, cette exposition collective cherche à mettre en valeur les initiatives de collaborations culturelles entre l’Espagne et l’Afrique au travers de la communauté hispanophone. Le projet sera issu d’une résidence de création artistique, regroupant des artistes visuels de l’Espagne, de la Guinée équatoriale et du Sénégal, travaillant ensemble dans le but d’une exposition collective.

Durant cette résidence d’un mois, ils auront l’opportunité de s’immerger dans le contexte naturel et social de Gandiol, dans la région de Saint-Louis et de travailler avec des artisans locaux pour explorer les techniques artisanales et les réinterpréter dans le contexte de l’art contemporain. La résidence sera également l’occasion de collaborer avec le Parc National de la Langue de Barbarie pour créer des interventions artistiques en pleine nature. Ces interventions seront documentées en photographie et en vidéo pour accompagner les œuvres physiques présentées lors de l’exposition.

Organized by the Spanish Embassy in Senegal, the Instituto Cervantes in Dakar, the Cultural Centers of Spain in Bata and Malabo (Equatorial Guinea), and the Dëkandoo residence, this collective exhibition aims to highlight cultural collaboration initiatives between Spain and Africa through the Spanish-speaking community. The project builds on an artistic creation residency, bringing together visual artists from Spain, Equatorial Guinea, and Senegal, working together for a collective exhibition.

During the one-month residency, the artists will immerse themselves in the natural and social context of Gandiol, in the Saint-Louis region, and work with local artisans to explore artisanal techniques and reinterpret them through contemporary art. The residency will also allow them to collaborate with the Langue de Barbarie National Park to create artistic interventions in nature’s open spaces. These interventions will be documented with photography and video to accompany the works presented during the exhibition.


2022

TrashLation

Basurama

TrashLation est un projet de production artistique qui étudie et réfléchit sur la consommation, l’identité et les déchets. L’objectif est de réaliser une visualisation mondiale des déchets que chacun d’entre nous produit, quelle que soit sa couche sociale, son pays d’origine ou son âge. Rendre visible la façon dont le local et le global sont intimement liés, générer des récits de consommation et de déchets, être voyeurs des autres à travers ce qui est toujours caché, leurs déchets.

Trashlation vise à retracer les concepts et les significations qui relient la consommation et le besoin, la consommation et le désir, la consommation comme mémoire, les citoyens par la consommation, la différenciation entre la consommation et le consumérisme en s’éloignant des enquêtes et de la sociologie, en fouillant dans l’imaginaire collectif global de la consommation et dans l’intimité des déchets de chaque personne qui a voulu participer au projet.

TrashLation is an artistic project that studies and reflects on consumption, identity and waste. It is meant to give us a global perspective on the waste each one of us produces, no matter what our social class, country, or age. The goal is to show us how local and global levels are intrinsically linked, to generate narratives on consumption and waste, and to look upon others through what is usually unseen, their waste.

Trashlation retraces the concepts and meanings that bind consumption and need, consumption and desire, consumption as memory, citizens to consumption, and the distinction between consumption and consumerism, far from surveys and sociology, by taking a deep dive into our global collective imagination in relation to consumption and into the intimacy of the waste of every person that was willing to participate in the project.


2014

Cyné Cyclo : le cinéma muet à vélo

L’Aula Cervantes accueille le programme proposée par Trias Culture, Cultura Dakar et Ciné-Cyclo lors de cette 3ème édition du Partcours. Trias Culture est une entreprise culturelle basée à Dakar depuis 2008 et orientée vers la gestion de projets artistiques et culturels liés aux technologies numériques. Cultura Dakar est le nom du service culturel de l’Ambassade d’Espagne à Dakar qui vise à favoriser les échanges culturels entre les artistes et le public.

Ciné Cyclo est une association culturelle à but non lucratif basée en France. Elle cherche à promouvoir et faciliter la diffusion de matériel vidéo et sonore dans des endroits isolés ou dépourvus d’équipement à travers le monde.

La Lanterne Magique, le Zootrope, le Kinétoscope, le Cinématographe... autant d’inventions qui ont offert au monde le pouvoir magique de réinventer la vie autrement grâce au cinéma. Plus d’un siècle après, en pleine ère de l’audiovisuel, au Sénégal, une nouvelle pièce s’ajoute à cette fabuleuse aventure humaine : la « Génératrice à pédales », une petite machine qui permet d’actionner sans électricité un vidéoprojecteur au rythme du vélo. Cette Génératrice Made In Sénégal, créée grâce à l’initiative de l’association française « Ciné Cyclo », aspire à amener le cinéma dans des régions isolées du monde. En hommage à l’intelligence collective et son pouvoir de transformation, Trias Culture, Cultura Dakar et Ciné-Cyclo vous invitent à parcourir à vélo quelques chefs d’œuvre du cinéma muet qui ont marqué la naissance du cinéma et nourri l’imaginaire du monde : « Un chien andalou », « L’hôtel électrique » et autres films immortels du début du dernier siècle seront au menu.


2012

Photorek

Elise Fitte-Duval, Mamadou Gomis, Matar Ndour et Javier Acebal

Photorek est un projet du service culturel de l’Ambassade d’Espagne à Dakar (Cultura Dakar) et de Trias Culture, une entreprise orientée vers la gestion de projets artistiques et culturels liés aux technologies numériques. Programmé entre septembre et décembre 2012, « Photorek » est une série des projections mobiles de photographies dans les espaces publics de Dakar et sa banlieue, afin de rapprocher l´art de la photographie à toutes les populations. L´idée est de rendre la culture accessible et présenter aux populations des images dont ils en sont les principaux acteurs. Accueillie par l´Aula Cervantes dans le cadre de Partcours, cette série de projections itinérantes culmine avec une présentation collective des quatre artistes. Elise Fitte-Duval est née en Martinique en 1967 et réside depuis près de onze ans à Dakar. Diplômée de l’école d’arts plastiques de la Martinique (1989) et de l’école nationale supérieure des arts décoratifs de Paris (1996), Elise s’intéresse notamment à la représentation du corps et au portrait, à la danse et à la vie de l’homme dans la société. Mamadou Gomis dit ’’Gomza’’ est un photographe professionnel sénégalais. Il commence la photo à l’âge de 15 ans dans un studio en région de Fatick. Arrivé à Dakar en 1998, il commence à travailler pour de divers médias locaux et démarre finalement sa carrière internationale. Né en 1956 à Diourbel, Matar Ndour commence la photographie en 1987, après des études de comptabilité, et développe depuis 1995 une approche personnelle de la photographie, en portant notamment son regard sur les villes, ainsi que sur des pans significatifs du patrimoine culturel sénégalais. Javier Acebal est un photographe espagnol qui, après avoir fait des études de design graphique et de Beaux-Arts, quitte l´Espagne pour s´installer d´abord en Ethiopie et puis au Sénégal.