Le tirailleur sénégalais, tout comme le Soldat inconnu, sont des figures mythiques de la Grande Guerre. Chacune a donné lieu à de multiples interprétations en bande dessinée et un ouvrage extraordinaire, enfin, a pris le parti de mixer les deux mythes pour composer un récit impressionnant : « Le soldat inconnu » de Mr Fab et Fred Duval. Inspirée en partie de ce récit, l’exposition « Tirailleurs » propose de présenter différemment tout un pan de l’histoire à travers des vignettes agrandies, des images d’époque et des objets prêtés par le Musée des Forces Armées de Dakar. Cette exposition est proposée par Vincent Bernière, journaliste et éditeur de bandes dessinées aux éditions Delcourt. Il est aussi spécialiste de la bande dessinée dans le monde et commissaire d’exposition. Exposition labellisée par la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, avec le soutien de la Fondation Total. Concert lors du vernissage : Mazalda – Turbo Clap Fanfare. Un orchestre de rue venu de France nourri aux musiques qui, dans le monde, font danser et s’émouvoir. Avec trompette, saxophone, bouzouki, accordéon, soubassophone et batterie. Energie, émotion, danse et curiosité ! Conte théâtre, « La Randonnée de Samba Diouf », de Thierno Diallo et Lisa Raphel.
Sea Diallo – Sculptures et peintures sous verre
Né en 1958 à Thiès au Sénégal, Séa Diallo s’inscrit dans la deuxième génération de l’école dite de Dakar. Artiste polyvalent, il exploite plusieurs canaux esthétiques. Il a participé à plusieurs expositions nationales et internationales. « Les oiseaux de la paix sont un plaidoyer pour la paix, la douceur, la tendresse, l’harmonie et la convivialité indispensables à toute existence personnelle, commune et communautaire ». Dans ces propos, Séa Diallo donne la substance d’une expression inédite sur des postures d’oiseaux métalliques. Dans leurs étreintes ailées, ils revoient aux hommes une part d’humanité perdue quand les conflits naissent. C’est ce souci permanent de la condition sur terre qui fait le lien avec ses hublots qui sont de véritables plongées sous-marines. Le spectacle d’une terrifiante beauté qu’il livre est un signal d’alarme. La contemplation appelle l’action…
Dieyna Barry – photographies
Née au Sénégal, Dieyna Barry a grandi en Côte d’Ivoire. En 2014 ses photos ont été exposées à Abidjan en mars, à Pointe Noire en mai et en septembre à Brazzaville. Conceptrice visuelle, Dieyna Barry avait toujours entretenu une certaine fibre artistique. Elle écrivait des poèmes et était constamment interpellée par la condition féminine africaine. La valorisation de la Femme africaine est portée par le symbole des Amazones, des guerrières du Royaume du Dahomey, qui ont su asseoir un fort leadership. Cette singulière présence féminine est mise en lumière par Dieyna Barry dans les différents pays de l’Uemoa avec un réel sens de l’évocation voire de l’interpellation.
Aïssa Dione, Illa Donwahi et Maréme Samb Malong lancent MAD, une plateforme artistique. L’idée : développer un marché sud/sud autour d’une vision partagée, en offrant le maximum d’ouvertures aux artistes, en s’enrichissant de leurs coups de cœur mutuels, en réalisant des publications conjointes. MAD : une galerie d’art contemporain à Douala (MAM), un lieu artistique à Dakar (Atiss, à la fois galerie, espace design mobilier et textile), une Fondation d’art contemporain à Abidjan (Fondation DonwahiI), trois structures qui seront bientôt rejointes par une structure muséale à Lomé au Togo et un complexe culturel et artistique implanté en zone anglophone (Alara Gallery Lagos Nigéria). Collaborations passées : Biennales Dak’art 1998, 1999, 2000 et 2002, Expositions en 2004, 2006, 2014.
Né en 1972 à Tikaré, Christophe Sawadogo est un des peintres les plus connus du Burkina Faso. Il expose pour la troisième fois ses oeuvres sur les cimaises de la Galerie Arte. Christophe excelle dans l’art de l’aquarelle; ses compositions sont aériennes et oniriques. Figuratives, elles sont traversées par des personnages flottants et racontent des bribes d’histoires qui donnent matière à interprétation. Abstraites, elles sont sillonnées de signes, d’écritures grattées difficilement déchiffrables qui nous invitent à la méditation plus qu’à la compréhension. Il présente également des peintures d’où émergent des personnages qui ressemblent à des marquises du 18ème siècle ou autres personnages imaginaires de l’histoire qui semblent nous interpeller dans un univers africain. Sawadogo écrit : « Les petits pas du matin » conduisent hommes, femmes et enfants hors de leurs repères à la conquête matinale d’une eau rare tandis que les bousculades autour des sources, puits et fontaines publiques et les interminables files indiennes passent entre murmures et silences, fugitives. A partir du papier qui aura été piétiné et aura reçu des traces des « Petits pas du matin », je construis un monde, une histoire des gens ordinaires dont la vie est pourtant si riche. A inscrire dans un conte moderne, au registre des histoires vécues.
Patrick Monteiro, artiste-plasticien originaire du Cap-Vert est né à Dakar. C’est après une longue absence de la scène artistique et surtout pour une première exposition à Dakar, que Patrick Monteiro nous offre une vitrine étonnante sur son parcours. Son travail est spontané et se nourri de son quotidien. Il combine différentes spiritualités afin de se fondre dans un état d’esprit en cohésion avec le monde extérieur et ce, de façon linéaire. Patrick Monteiro par son travail, prône la diversité dans l’unité, pour le bien commun.
Née au Danemark Birgitte Daddah vit et travaille à Nouakchott, Mauritanie. Son art textile assimile des éléments de la culture nomade à travers l’exploration des motifs et images trouvés dans les villes et campements du pays et dans l’artisanat local. Egalement le Moyen- Orient et les peintres Fauves nourrissent son travail qui est riche en couleurs et textures.
Son choix de textiles, qu’elle collectionne et accumule au long de ses voyages, est déterminant dans le processus de ses créations. Créatrice compulsive, elle travaille par série et on découvre tantôt de l’abstrait tantôt du figuratif. Tapis de prière, paysages, rituels, icônes, symboles, les villes de Mauritanie et les Mosquées et Palais Orientaux.
À la Biennale de Dakar 2014, Soly a créé l’événement avec une exposition de sculptures sur le parvis de la Mairie de Dakar. Un catalogue sur sa dernière production en peinture et sculpture vient d’être édité, avec les photographies d’Etienne Bol et la partie critique de Salimata Diop. L’ouvrage a reçu le soutien d’Eiffage Sénégal dans le cadre de ses actions « RSE / soutien à l’édition ». Cette publication sera présentée au public le 18 novembre à l’atelier « Céramiques Almadies ». À cette occasion une sélection des œuvres de l’artiste sera aussi exposée.